Daily Archives: December 16, 2005

Hua Hin

Bon comme maintenant j’ai un nouveau blog tout neuf qui sent encore bon quand on entre dedans toussala… je me suis dit qu’il fallait faire les choses bien et commencer avec des chouettes photos.

Donc je vais vous parler de Hua Hin . Mais le seul probleme c’est que je sais pas trop encore comment mettre des photos ou bien faire des liens… Ah si je viens de comprendre bon!

A dragonfly on a lotus flower

C’est un peu plus complique que blogger mais au bout du compte c’est beaucoup plus flexible.

Donc je disais. Nous sommes alles a Hua Hin. La bas il y a un marche de nuit tres tres sympathique et la fraicheur des produits nous a surpris.

Puis le lendemain nous sommes alle a 65 km au sud de Hua Hin vers Prachupa kiri karn (ou kekchose comme ca) pour alle au parc de nam yoy rot (ou kekchose comme ca aussi0. Grosse surprise et coup de gueule a l’entree du parc parce que les thais payent 20 baht et les etrangers 200 baht. Payer le double je veux bien mais 10 fois plus c’est un peu trop…

Le parc est magnifique. Je deplore les pylones electriques un peu partout. Ils arrivent a en mettre jusque dans ce coin recule et sauvage mais si on fait abstractino de ca c’est tres tres beau.

IMG_5346.jpg

En route vers la plage nous croisons des salines ou maree salants c’est comme vous voulez…

Maison dans les

Au bout de la route il y a la mer… Et des bateaux mais le niveau de l’eau et bas et il y a pas mal ed vague. Il faut donc se tremper un peu pour aller voir cette fameuse grotte.Embarquement sur la plage

Je n’ai pas de photos de notre trajet en mer parce que les vagues tapaient bien et ca fouettait beaucoup. Mais pas de quoi fouetter un chat. Conclusion: Les thais n’ont pas le pieds marin. Ca hurlait ca poussait des petits cris et ca n’avait qu’une envie: regagner la terre ferme.

Puis il a fallu grimper quelque chose comme 400 metres et redescendre de l’autre cote. Il faut croire que ce coin est connu parce que ma copine n’arretait pas de rencontrer des gens qu’elle connait.

Et c’etait magnifique.

Oasis de verdure dans la grotte

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Les temples

Les thais sont tres tolerants en ce qui concerne leur religion. Les temples sont ouvert a tout le monde.

La seule condition est bien sur le respect.

Si vous voulez visiter un temple, habillez vous correctement:
– Portez un t-shirt ou une chemise a manches courtes fera l’affaire. Pas de debardeurs ni de decollete.
– Portez un pantalon qui arrive aux chevilles.
– Portez des chaussures qui recouvre le haut des pieds. Certaines sandales sont acceptes. Celles que portent les moines.

Quand vous serez au temple, enlevez vos chaussures, et ne faites pas de bruits.

Si vous vous asseyez face a un bouddha, ne pointez pas vos pieds vers bouddha. Pour rappel: Les pieds sont les parties les moins noble du corp (Et la tete la plus noble). Vous pouvez croiser les jambes ou les mettres sur le cote (pointant derriere vous). Personnellement je suis engourdi tout le temps et je gesticule sans arret quand il m’arrive d’etre assis dans un temple. Une calamite.

Et finalement, si vous voulez prendre des photos, c’est possible. Mais ne vous amusez pas a prendre des poses marrante avec bouddha (ex: Poser sa tete sur le cou d’un bouddha decapite). Vous pourriez vous voir enlever votre pellicule ou bien effacer votre memoire (pour les digitals). Evitez le flash si c’est trop sombre. Les trepieds sont toleres alors apportez-en un et utilisez une longue exposition plutot (Votre photo n’en sera que plus jolie).

Si vous voulez montrer encore plus de respect, vous pouvez waier bouddha en joignant les mains, le pouce au niveau des 2 yeux. Inclinez legerement la tete… Voila ! C’est parfait.

Il ne vous reste plus qu’a trouver un temple a visiter.

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Ces petites choses qui font la differences

Ce qui fait une culture, ce n’est pas que la langue, la religion ou la politique. C’est aussi ces petites habitudes adoptée par toutes la population qui nous surprend parfois. je vais essayé dans cet exercice perilleux de dresser une liste non exaustive (ya pas un ‘h’ quelque part ?) de ces choses qui changent.

– L’odeur. On m’a dit que Bombay sent mauvais. Les villes d’Europe sont plutôt neutre. Bangkok a une odeur. Mais ca ne sent pas mauvais. Une amie retournée à Paris m’a avouée que cette odeur lui manquait…

– Les glaçons et la paille. Il n’y a pas une boisson qui n’aie pas droit au glaçon. A moins de demandé un café chaud. Mais la façon de distribuer le glaçon ici est: Rempli à ras bord ! La paille (pipette pour les mauriciens) est indisociable. Jus de fruit frais avec glaçon passé au mixer (naamsom yen pan), café latte yen (yen = frappé), café expresso yen, Ice tea ! Je ne parle pas de Lipton Ice tea, mais bien du thé infusé au lait avec des glaçons dans un verre à ras bord. Enfin bref, le Thaï passe le plus clair de son temps à essayer de se rafraichir.

– Pas de petit déjeuner. Les Thaïs ne prennent pas de petit déjeuner. Pas comme nous l’entendons… Le matin ce ne sera pas cornflakes, yaourt, tartines et confitures. Ils mangeront un solide bol de nouille, un poisson grillé au BBQ acheté au marchand ambulant du coin, des légumes. Pour moi c’est l’horreur. L’odeur d’un poisson grillé à 9:00 le matin ou d’un bol de nouilles me renverse l’estomac.

– Pas de balcon utilisable. Les Thaïs essayent par tous les moyens de se protéger du soleil et bronzer n’est pas une mode ici. Etre joli c’est être blanc. Donc un balcon serait le dernier endroit ou passer son temps. Ici le balcon ne sert qu’a ranger le bloc énorme qui sert à la climatisation. Et accessoirement à mettre quelque palmiers pour faire joli.

– Les Thaïs n’invitent pas à la maison. Ils font les anniverssaires, les dîner et tout le reste dans un restaurant. N’essayez pas d’inviter des thaïs à la maison ce sera un flop total. Ils diront “oui, avec plaisir” Pour ne pas décevoir… mais ne viendront pas.

Il y a encore beaucoup de choses, mais ca prendra un post entier à en parler.

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Prendre un taxi II

Aujourd’hui,

après une journée de dure labeur avec Avelino, j’ai décidé d’emmmener ce dernier sur le parcours classique intitulé : “Je découvre Bangkok grace à Nicolas”

Rendez vous fût donné au Amari Watergate. De là nous prenons un taxi pour Saphan Taksin qui est la destination finale. Ensuite nous marcherons un peu jusqu’au State tower pour voir le mouvement dans la rue parce que la rue est assez intéressante en elle même.

Mais voilà, le taxi que nous avons prit… est une burne fini! Irratrapable. Excusez moi les termes, mais en dépit de toutes les explications les plus précises possibles, en dépit de mon superbe accent Thaï et mon savoir faire dans le parler Thaï (Suffisant pour me transporter), nous nous sommes perdus comme jamais encore ça m’est arrivé !!!

Non seulement je parlais Thaï, mais en plus nous avons obtenu la traduction écrite en Thaï du staff de l’hotel. D’ailleur quand je lui demande s’il sait ou ca se trouve il me répond avec une assurance très rare : ‘rhu rhu’. Ce qui veut dire :’savoir savoir’. Fort de tout ces atouts, nous avons roulé dans une direction qui au début me paraît bizarre. Mais je suis vite à la fois rassuré et embêté par l’apparation de la station de sky train ‘Surasak’… Et c’est la que le taximan se pose des questions. On l’entend marmonner devant, et à la fin il se garre et il demande ou c’est.

Vous entendez çà ?! On lui a dit State tower, on lui a dit a coté de Saphan Taksin (rien qu’avec ca personne ne se trompe), et il arrive à se tromper. On fait une sorte de grand carré et au bout du compte ou on va ? A Thanon wittayu la rue parralèlle à la mienne. On est sur Sathorn. En gros ca veut dire que nous allons exactement dans le sens opposé car depuis chez moi il suffti d’aller tout droit.

On fait demi tour. Et là… Au lieu de s’arrêter à Saphan Taksin… Il passe dessus !!! Mais qu’est ce qu’il croit ? J’ai pas dit de l’autre coté du fleuve!

Pas grave. je respire un bon coup. Avelino est à la fois amusé et embêté. Et on fait demi tour. A la fin, sans même le faire par exprès, il fini par nous déposé exactement devant le state tower. Au bout d’un moment, il se perdait tellement que j’ai fini par négocier le prix de la course avec lui. 60 baht et pas plus. Il arrête son compteur et il approuve.

state tower, sirocco, vue magnifique. On descend prendre un taxi pour Lat Phrao cette fois. Tout se passe comme une fleur. Tom ka gaï, porc with lemongrass, Avelino s’étrangle avec le porc au limon trop fort pour lui.

pub : Le porc au limon c’est plus fort que toi.

Aller on rentre. On prend un taxi et je lui dis d’aller au Amari Watergate. Il me dit que ‘oui pas de problème’. Et ou est-ce que le taxi va ? Exactement a l’opposé une fois de plus au Amari Atrium. Sur la même route, mais juste beaucoup de kilomètres plus loin. Et m*

On refait demi tour et hop on y est enfin. Galère !!! C’était exaspérant même moi je serais meilleur taxi que ces 2 là. Pourquoi ? Parce que j’écoute mes clients. Ici, on écoute peine et on assume. Sans compter cette mauvaise habitude de dire ‘oui’ sans comprendre. Avelino en a été témoin à ses frais.

Enfin. Au moins ca me permet de raconté encore des bêtises sur mon blog pour la grande joie des jeunes de 7 à 77 ans.

A ceux qui ont le courage de lire toutes ces lignes, merci.

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Panthip plaza

Il est 10:00 le matin. Je traine encore dans mon lit. Le week-end est a peine commence et j’ai l’impression que c’est deja la fin. Je dors 5 minutes et ya 10 heures qui passent sournoisement sans prevenir ! Sale bete.

Et puis bon comme il faut faire un truc a tout prix, on decide vite et on se dit… “Ben Tiens. Si on allait a Pantip plaza s’acheter un peu de materiel informatique ?”

En realite ce voyage c’est un peu comme ci je sortais d’un petit paradis pour alle au bout de l’enfer. J’ai trouve le moyen d’habiter une rue ou il n’y a pas un son de voiture. On entend que les oiseaux, un chat qui miaule au loin, des gosses qui rigolent au bas. Les petits jardins debordent d’arbres. Les ecureuils traversent la rue sur un fil electrique parfois. Et le soir le restaurant au bout de la rue allume des petites lampes dans les branches des arbres. Pas un scorpion, pas un moustique, pas une araignee, rien !

Et puis on va sur la route principale, le Thanon. Et la c’est un peu plus bruyant, mais pas trop grave. Je hele une moto-taxi qui m’attendais deja parce qu’il m’a vu venir dans le miroir en face du thanon qui permet aux voitures de sortir de notre rue sans se faire exploser par les bolides qui passe meme dans une rue si etroite. En thailande on peut rouler comme un chauffard. Pourvu qu’on ait la bonne amulette sur son tableau de bord.

Le motard me fait enfiler un casque qu’on croirait fait avec des pots de yaourt recycle. Je sais bien que ca ne me protegera pas contre la grosse BMW qui me fonce dessus, mais ca a le merite de proteger contre les PVs quand les policiers ont envie d’aller se payer une biere.

Et puis on roule. Et plus on roule plus ca s’empire. En general ca devient grave aupres du World plaza. Et on ne roule plus ensuite quand on vire a gauche vers Pantip plaza. Rohtit maak maaak. Un bouchon d’enfer. Et comme une andouille on reste visse sur le siege de la mob parce que a chaque seconde on se dit que aussitot qu’on descendra ca se remettra a rouler. Mais au bout d’un quart d’heure on se dit que non. On regle ses compte avec le motard et on marche 2 minutes.

La on traverse des marchands ambulants. Ca klaxonne. Ca dort, ca chante des chansons thai faux et ca se bouscule un peu aussi. Et puis le Pantip Plaza est la. Et quand on ouvre la porte on est frappe par un vacarme d’enfer !!!

*BOUM* *BOUM* *BOUM* *BOUM* *BOUM* *BOUM* *BOUM* *BOUM* *BOUM* *BOUM*
*TAK**TII* *TAK**TII* *TAK**TII* *TAK**TII* *TAK**TII* *TAK**TII*
*ACHETEZ MON SUPER PRODUIT QU’IL EST BEAU ET 12000 FOIS MOINS CHER QUE PARTOUT AILLEURS*

Sur la musique une femme s’epoumone a vanter les merites du tout nouveau produit sanyo dans un uniforme sexy offert par la boite pour la promotion. Une tenu en latex minijupe avec des bottes jusqu’aux genoux au couleur de la boite.

Il m’arrive d’imaginer comment ca se passe pour l’annonce.

“Bonjour je viens pour l’annonce !”.
“Oui. tres bien. Tiens enfile ca.”

Et au fur et a mesure qu’on avance des mains sortent de nulle part comme des ressorts pour vous coller des CD pirates a 10 centimetres du visage:

*BOING* “SEXY MOVIE !”
*BOING* “SOFTWARE !”
*BOING* “DVD !”
*BOING* “VCD !”
*BOING* “GAMES !”

Si vous passez 5 fois devant la meme personne il vous dira 5 fois :”SEXY MOVIE !”

Sexy movie c’est ce qu’il y a le plus. Il faut croire que ca marche a mort a Bangkok. Les thais ne savent pas la chance qu’ils ont. Ils preferent les sexy movie japonais.

Et puis quand on rentre en general on a achete 3 ou 4 trucs dont on ne se servira jamais parce que c’etait vendu pas cher…

Mais qu’est ce que c’est bon de retourner dans son petit coin tranquille. Avec le chat qui miaule au loin, les gamins qui eclaboussent dans la piscine et les petits oiseaux a l’exterieur.

Il faut ca pour apprecier le reste.

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Travailler avec les thais

Alors voilà un problème qu’il est compliqué.

Petit rappel:
1) Un thaï ne dit jamais “non”.
2) un thaï vous répond ce que vous aimeriez leur entendre dire.

Petit test: Quelle question faut il donc poser pour que le Thaï vous réponde ‘non’ ?

Réponse: Une question qui vous rabaisse.

je suis con ? non.
Je suis moche ? non.
Tu n’aimes pas ma chemise ? non.

Voila. S’il repond oui, il ne respecte pas la règle 2 qui est plus forte que la 1.

Entrons dans le vif du sujet

Dès lors, comment on fait pour obtenir une information correcte ?

La question fermee et contraignante ne marchera pas.

Question Tu auras fini pour le 30 de ce mois ci ?
Réponse Oui

La question ouverte et contraignante ne marchera pas.

Question: Tu penses qu’il est possible de finir ce projet pour le 30 ?
Réponse: Oui

La bonne question est la question ouverte sans contrainte.

Question: Combien de temps il te faut pour terminer ce projet ?
Réponse: le 5 du mois prochain

Voilà. C’est le mieux qu’on pourra obtenir. Dans les 2 autres cas ils diront oui pour ne pas vous décevoir et ne tiendront pas les délais.

Ensuite bien évidement il faudra se débrouiller pour réduire les délais. Un Thaï respectera le manager qui mets la main a la pâte. Il faut lui montrer qu’on planche dessus très dur pour respecter les délais. Il en fera autant.

Evidement ce n’est pas le cas de tous les Thaï. Je généralise. Ceux qui ont fait des études aux Etats Unis ou ailleurs sont plus ouvert. Et ont pris l’habitude du mode de communication ocidental, franc et directe, ou on peut dire à son patron (avec un peu de diplomatie) que son boulot ca craint et qu’il faudrait revoir 2-3 points.

Dans la culture Thaï il y a un point important :”Ne pas perdre la face”. Et tout le monde le respecte. Dire a son patron qu’il s’égarre lui ferait perdre la face. Refuser le contrat d’un fournisseur au profit d’un autre lui fera perdre la face (attention le niveau social est a prendre en compte).

Je repique une anecdote du très bon livre :”Working with the Thais” (Il en faut un c’est dire).

Il y avait eu un projet pour la construction d’une centrale électrique d’une certaine taille Elle seule serait suffisante pour satisfaire tous les besoins de la région. 2 fournisseurs avaient répondu au tender. Mais les 2 personnages était de rang social très élevé et ne pouvaient accepter de perdre le contrat. ce serait perdre la face.
Au bout du compte les 2 projets ont été accepté. Des millions de baht en plus ont été dépensé, mais l’honneur de tout le monde est sauf. Au fond… C’est l’essentiel.

Je viens d’intégrer la notion de rang. Les couche sociales sont très marqués. Dans le langage, dans les habits, dans le langage corporel.

Quelque exemple ?

Il y a 4 facons de waier en fonction de la personne a dire bonjour.

Il y a 4 facons de dire ‘manger’:

raplataan (famille royale ou ministre ou autre)
raptaan (son patron)
taan (un inconnu)
kin (les amis)

Il existe un vocabulaire spécial pour parler à la famille royale. Ils ne servent exclusivement qu’a ca…

Aussi un Thaï dira plus facilement ‘non’ a un ami ou quelq’un d’un niveau moins élevé que lui qu’a quelqu’un d’un niveau plus élevé que lui.

Les Thaï pensent que les étrangers leurs sont supérieurs. J’en avais entendu parlé et un Thaï me l’a dit ouvertement. “I think you (les farangs) are better than us”.

De ce fait, même si l’étranger est un pauvre paysan du fond du texas qu a un vocabulaire de 1000 mots, le Thaï l’estime supérieur. Essayer d’obtenir une information correcte se heurtera automatiquement aux barrières du respect de l’étranger.

Fait amusant, dans un langage ou les niveaux sociale sont très échelonnés, les thaïs sont gêné avec l’anglais qui ne leur laisse qu’un ‘You’ beaucoup trop global pour leur satisfaire.

Bon ben voilà. Travailler en Thaïlande ce n’est certainement pas de tout repos. On transpire beaucoup parfois et on entre dans son bureau en se disant aussi :”J’en ai marre de passé pour une burne” parce qu’ils ont pas arrêté de dire ‘oui’ et au bout du compte ils peuvent pas ou c’est trop long. Face a la maison mère, quelque fois on peine a expliqué que ‘ICI’ c’est comme çà. Qu’on fait de notre mieux avec ce qu’on a. Le data admin en Europe il a Bac+4 alors que ‘ICI’ s’il a Bac+4 il sera catapulté directe manager du département IT du concurrent. Alors on fait avec pas de bac du tout.

C’est quand même une super expérience. je ne crache pas dans la soupe. Je n’échangerais ma place pour rien au monde.

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Obtenir des informations d’un thai

Hier, vendredi, a été une journée terriblement longue. Le vendredi en général est long pour tout le monde. Il me suffit de compter mes emails pour m’en rendre compte. Je n’arrête pas de recevoir des demandes d’aide, d’au secours d’utilisateurs tous les jours , toute la journée. Mais le vendredi vers les 14:00 c’est bon je suis déjà peinard. Tant mieux parce que je n’avais pas moi même vraiment envie de penser trop fort.

Vers la fin de la journée j’ai lançé une procédure de backup sur un disque externe. Ca a pour effet de ralentir un peu le serveur. malgré que les opérations soient prévenus, ils ont quand même décidé de m’appeller parce que c’était trop long a se terminer. Quand je suis arrivé au bureau il ne restait plus que 2 minutes avant la fin de la copie de fichier.

Voilà le décors est planté, vous pouvez deviner mon humeur.

Je descend dans la rue en face pour prendre un taxi. Et au moment ou j’en vois un je reçois un coup de fil d’une collègue de bureau. Ca donne ceci :

*BOUM* *BOUM* *BOUM* “NICO *BOUM* WHERE A*BOUM* YOU RIGHT *BOUM* ?”

(Et encore je n’arrive pas à faire les sons du traffic incessant qui passe à 50 centimètres de moi.)

“I’M AT THE OFFICE !!! I GO BACK HOME”

*BOUM* *BOUM* WE ARE IN *BOUM* A VE*BOUM* NICE *BOUM*CE. THE MUSIC *BOUM* GREAT ! YOU *BOUM* TO JOIN ?

Et la je ne sais pas ce qui m’a prit. Je ne sais pas dire “non” sans doute. Et j’ai dit “oui” et que ce serait sympa.

“THE *BOUM* IS VERY DIFFICULT TO FIND. YOU HA*BOUM* TO GO *BOUM* TO CAFE UNIVERSITY.”

Bon, a partir d’ici, grace aux miracles de la technologie les *BOUM* ont pu être effacé de la bande son et ca me fatigue de les ajouter tout le temps.

“Okay fine, where is this cafe university ?”

“no problem. It’s a very famous place, just tell the taxi cafe university ! If you have a problem just call me.”

Et juste a ce moment pendant la conversation je passe en low battery. je peux vous dire que je sentais le coup foireux a 100 kilomètres. Son café university aucun taxi au monde ne comprendra ce que je veux dire. Jugez un peu. Je suis dans une ville de 9 millions d’habitant, je balance un “cafe university” a un chauffeur de taxi qui se perd souvent dans le centre et il va m’y emmener ?! je me demande sur quel planète les Thaïs vivent. qu’a cela ne tienne, je saute dans un taxi et je fais ce qu’elle me dit. Le plan 2 est s’il ne comprend pas je rentre à la maison ou je pourrais recharger mes batteries un court instant et repartir sur des bonnes bases.

J’arrête le premier taxi qui passe et je dit : “Cafe university” et bien evidement il me repond : “Hein!” en faisant une grimace. je repete. Il comprend toujours pas. Je passe au plan 2.

“Soi Ruamrudee krap”

“Hein ?!” Je peux vous dire que la je me retenais d’exploser. Comble de malchance je suis sur un taxi qui ne fait aucun effort. Il y en a comme ca. Il faut prononcer mieux que les Thaï. on a pas le droit d’avoir un accent étrangé. je lui dit : “May pen ray, I’ll show you”. Et c’est quand je suis dans “Soi Nana” qu’il comprend.

“haaaaaan Luam Ludee… Rouam Roudiii. Rouam roudiiii. Mai tchai. Luam Ludee.” Voilà t’il pas qu’il se fout ouvertement de ma gueule maintenant.

Encore plus loin 2 minutes plus tard il recommence pour lui tout seule :”Rouam Rudii Rouam Roudiii” L’air de penser :”n’importe quoi ces farangs”.

Et moi j’avais envie de lui dire : “Tu la fermes et tu conduits maintenant MERDE !!!”

–Ici nous allons épargné au lecteur un moment ou il ne se passe rien. Je change de chaussettes, je me parfume et mes batteries vont mieux”–

En sortant de chez moi, ma collègue qui n’en peux plus de ne pas avoir de mes nouvelles appelle. Je lui explique que son plan c’était rapé d’avance. Elle est vachement étonnée que le taxi ne sache pas ou se trouve Cafe university. Qu’a cela ne tienne, elle va m’emmener directement au restaurant-discotheque ou ils se trouvent, il me faut simplement passer mon cellulaire au taxi.

Tiens justement un taxi s’arrête ca tombe bien, je lui passe mon cellulaire.

Je n’ai pas entendu la conversation, mais le chauffeur simulait le trajet à suivre en faisant de grand mouvements avec ses bras. Il a failli faire un noeud de ses bras. J’ai compris que si ça ne tenait qu’à moi je ne serais pas arrivé.

Nous avons roulé longtemps. on est passé par RAMA IV, RAMA IX, PRARAM IX. Ce sont des noms d’autoroute. Des highways 20 metres au dessus du sol. J’adore ca en fait. meme si ce n’est pas tres esthetique. J’ai l’impression que Bangkok est une assiette de Spaghetti géant et je me demande toujours comment ils font pour connaître leurs routes.

On a roulé environ 30 minutes. Le coin porte le doux nom de “The Immortal”. Quand je suis arrivé il y avait un groupe de Rock, très bon, qui nous a fait des morceaux de rock Thaï et de Linkin’ Park. linkin’ Park est incontournable en Thaïlande.

J’ai finalement passé un bon moment.

Au retour le taxi était bien meilleur. Il ne m’a parlé qu’en Thaï. Il avait été surpris de mon niveau (que je trouve pitoyable) et grace a lui j’ai appris un nouveau mot. La persévérence des gens qui veulent bien vous parler Thaï est super importante. Il n’arrêtait pas de me dire “khun keuille pay ratchada”, “khun keuille pay lat phrao”, “khun keuille pay Siam”. Je ne comprenais pas ce qu’il voulait, surtout à 1:00 du matin. Mais au bout d’un moment c’est l’illumination : Keuille = vouloir ou aimer. dans le sens de “Est ce que tu voudrais aller à tel endroit”. Et j’étais assez étonné de pouvoir lui répondre aussi. c’est bien mon Thaï progresse. S’ils faisaient tous autant d’effort je parlerais Thaï courament.

La leçon du jour: Et ben je ne sais toujours pas comment faire avec les Thaï quand je suis dans ce genre de problèmes. Ils donnent une information infinitéssimale. Et si on veut plus d’info parce qu’on sait que ca mènera nulle part, ils n’en fournissent pas.

Je n’ai pas arrêté de demander quelle est la rue de ce café, et je n’ai jamais obtenu de réponse. Elle avait tout simplement décidé pour moi que ce ne serait pas utile et elle répétait sans cesse :”Noooo, just tell the taxi the name is very easy!” De quoi mettre même les les nerfs de James Bond à fleur de peau.

Si quelqu’un quelque part dans le monde a une idée pour pallier à ce problème, envoyez un commentaire.

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