Comment marchander

Dans la serie “Je survis a Bangkok !” cette lecon ci est capitale. Et encore pour mes lecteurs de l’ile Maurice ca doit etre plus facile.

Situation :
Vous vous promenez dans Kao San road, a 5 minutes du fleuve Chao Phraya et du superbe temple Wat Phra Kheo qui heberge aussi le “King Palace”. Kao San Road, c’est la rue des backpackers. Le royaume du touriste sac a dos et de ce fait un endroit hors normes dans le vrai sens du terme a Bangkok. S’il y a un endroit ou aller qui ne represente pas du tout la culture Thai c’est bien cette rue. C’est toutefois un endroit interessant dans la mesure ou presque tout est permis, par opposition a ce que la culture Thai empeche. Le soir c’est le night market. On se promene dans la petite rue pleine d’etrangers venant de toute part. Ici on parle Allemand, Francais, Anglais, Hollandais, Suedois etc… (Personnellement je n’aime pas tellement y aller, c’est comme ci un chinois de Chine allant a paris irait passer ses vacances seulement dans Chinatown.)

Soudain vous trouvez l’objet que vous cherchiez. C’est la raison pour laquelle vous etes la parce que c’est introuvable ailleurs dans Bangkok. un Djembe !!! Pas bien grand, mais a ecrous (et non a cordes), d’une tres bonne qualite. Et quand vous demandez le prix on vous repond : 4500 Baht !

Alors il y a des choses a savoir :

1) Vous etes dans Kao San road. On vous prend pour un touriste comme tous les autres touristes ici.

2) Il faut essayer d’estimer le cout de fabrication. Ou pour des gens moins technique : Le prix ou le vendeur ne se fait aucun benefice. Moi je l’avais estime a 1000 Baht.

3) Il vaut mieux demander le prix en Thai. Ca previent le vendeur qu’on est pas un touriste mais un habitant et qu’on connait les vraies valeurs.

—————–

Le principe est simple. Il faut montrer au vendeur qu’on est vraiment, mais alors vraiment tres interesse par son produit. Ici, on va essaye le djembe, le retourner, demander ou c’est fait. Lui faire une demonstration de ses talents (si on sait en jouer). Et finalement lui faire un regard de chien devant un os inatteignable. Et il faut annoncer la couleur. Allez y fort ! Reduisez de moitie ou meme moins : “2500 Baht !”.

La il va vous faire un “nooooo! Impossible !” Comme quoi son prix c’est deja un prix sacrifie “For you !”. Il faut persister reprendre l’instrument, continuer a joue avec. Insister sur le prix. Et bien lui faire croire que ces 2500 Baht c’est toute votre fortune qui y passe. Si vous depensez plus vous serez force de reprendre l’avion demain (il vous prend pour un touriste alors autant jouer le jeu).

Et ensuite quand il s’est bien acharne sur vous pendant environ 30 minutes (sans exageration), vous faites mine de partir. “I’m sorry, I could have buy it, but I REALLY can’t pay more than 2500 Baht”. Il va insister un peu panique. Normal ! Son poisson se barre ! Vous saurez que vous avez gagne quand il vous dira :”OK ! How much can you pay now ?” Vous n’avez pas arrete de repeter 2500 Baht mais il va quand meme poser la question. Surtout, surtout il ne faut pas flancher a aucun moment. Rester sur ses positions est essentiel.

A la fin, il vous dira d’un air depite. Okay 2500 Baht.

J’ai donc acheter un djembe apres environ 30 minutes de discussion a 2500 Baht sur lequel j’estime qu’il se fait une marge de 150 % Mais vue sa qualite, je pense que c’est un bon prix.

Bonne chance a Bangkok et bon marchandage !

Leave a comment

Filed under Je survis a Bangkok

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s